A M A T E R A S U


 RENAISSANCE

 

Tout en moi n’est que commencement. Frêle et fragile, je te supplie de m’offrir tes bras.

Je veux prendre ma place, grandir, vivre auprès de toi qui m’as tant désirée.

Je suis le signe et la promesse d’un firmament.

 


 NAIADES

 

Au matin, dans les lacs clairs, des naïades me chuchotent à l’oreille.

Rejoins moi dans mes jeux solitaires, je t’apprendrai la vie vaporeuse des eaux qu t’ont vu naître.

 


IMMERSION

 

Une tempête en moi se déchaine.

Cette fiction qu’on appelle « vie » me blesse sans cesse.

L’incessante marée d’émotions m’épuise et m’enflamme.

Mon identité est ma quête, mon affirmation ma priorité.

A toi je veux me dévoiler, à toi je veux m’abandonner.

Embrasse-moi.

 


AZUR

 

Azur, je me noie dans l’immensité de tes yeux.

Pourquoi es-tu si froide ?

Si lointaine, tu hantes mes songes. Irrésistible tentation, tu me fuis.

Apaises-toi, ouvres moi ton coeur, car c’est là que je veux vivre.

 


L’IVRESSE DES PROFONDEURS

 

Tard dans la nuit, enivrés, nous nageons en eaux troubles.

Il fait chaud, tout est si léger.

Ce ballet à huis clos face à l’immensité nous plonge vers une intense étreinte.

Je t’aime.

L'IVRESSE DES PROFONDEURS

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LE CHANT DES SIRENES

 

Je ferme les yeux, je me refuse à regarder la vie qui m’échappe.

Je suis pris de panique, je pleurs, j’ai peur.

Je me tourne vers cette lumière, je deviens mystique.

Nu, à quoi puis-je donc m’accrocher face à ce lendemain si brutal ?

LE CHANT DES SIRENES

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RUBICON

 

Mon corps souffre. Empli de douleur mon visage se disloque.

Dans un étrange mariage de douleur et de brutalité, je lâche prise.

Mon esprit m’abandonne. Je le regarde traverser le miroir.

Adieu.

 


L’OUBLI

 

Le temps, cet ennemi juré gomme nos souvenirs.

Une brume épaisse envahit mes mémoires.

L’oubli nous rend la vie supportable.

Sans elle …